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Andy Goldsworthy

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mercredi 30 avril 2014

Jusqu'au bout du jour ......


12 commentaires:

  1. "...Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.
    Et je lançai:
    - Ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.
    Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:
    - C'est tout à fait comme ça que je le voulais!..."
    (le petit prince, bien sûr ! :)

    L'imagination est plus puissante que tout !:)...
    J'aime beaucoup !:)
    Bonne soirée, Sacha :)
    Thierry

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    1. Première rencontre
      IL y a six ans, j'avais une panne dans le désert du Sahara. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir , tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours
      Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toutes les terres habitées. J'étais plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
      - S'il te plaît... dessine-moi un mouton!

      J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté les yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.
      Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l'âge de six ans, et je n'avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.
      Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toutes les régions habitées. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:
      - Mais... qu'est-ce que tu fais là?
      Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:
      - S'il te plaît... dessine-moi un mouton.
      Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre:
      -Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton.
      Alors j'ai dessiné.
      Il regarda attentivement, puis:
      -Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.
      Je dessinai:
      Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:
      -Tu vois bien... ce n'est pas un mouton, c'est un bélier. Il a des cornes..
      Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :
      -Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.
      Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.
      Et je lançai:
      -Ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.
      Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de
      mon jeune juge:
      -C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu
      qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton ?
      -Pourquoi ?
      -Parce que chez moi c'est tout petit...
      -Ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton.
      Il pencha la tête vers le dessin:
      -Pas si petit que ça...
      Tiens ! Il s'est endormi...
      Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.
      L'imagination est le 6 eme continent qu'il nos faut absolument découvrir ..tout y est possible et conforme à nos rêves :)
      Des rencontres à l'image du Petit Prince sont rares si l'on y prête attention , ... merveilleuses :)
      J'aime l'imaginaire , et j'aime depuis longtemps St Ex :) merci Thierry ;)
      Bonne soirée Thierry :)
      Sacha

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  2. Regarder le passage du soleil... délicieux!

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    1. Disposition insolite , ,pour apprécier le temps qui nous effleure sans jamais marquer de pause ...:)

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  3. Todas estan muy bien,Sacha,pero la ultima me encanta!!! Dan ganas de sentarse y leer un libro o simplemente observando el lugar. Un buen trabajo,
    Un abrazo.

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    1. Y sentarse en el medio de la nada, para leer un buen libro, ver la trayectoria del sol, escuchar a los pájaros que cantan, los grillos y las cigarras ya está viviendo una parte de la felicidad, porque apreciamos y deteniendo a disfrutar y contemplar el paso del tiempo :)
      Buenas noches Jordi
      Un abrazo
      Sacha

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  4. Poser un commentaire?
    On a plutôt envie de s' asseoir un long temps dans l' herbe et goûter aux accords de contrebasse!
    Laissons les sièges en osier aux chats qui nous tiendront ainsi compagnie...
    A bientôt!

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    1. Jolie ode à te suivre dans cette romantique pensée :)
      Bonne soirée Staive :)
      Sacha

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  5. c'est peut être là que se repose les caresses du jour !

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    1. Je dois dire que lorsque j'ai photographié ces fauteuils ayant pris racine dans ce champs aux allures si bucoliques , je ne pensais pas en les publiant lire
      de si belles pensées ! :) tu as le don de pouvoir conjuguer avec bonheur et aisance mots et clichés :)
      Bonne soirée Patrick !
      Sacha

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  6. Presque du land art !
    Sais-tu leur histoire ? Il me semble qu'il y a des lutins poètes dans les champs de ta nouvelle existence !

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    1. Bonjour Laure :)
      Non ...je ne sais vraiment pas pourquoi quatre fauteuils d'osier se trouvent ainsi été comme hiver au milieu d'un champs d'herbe verte , sans doute pour la vue offerte sur le Ventoux et sur notre Dame des Grâces, cela m'a fait penser aux merveilleux jardins de Chaumont S/Loire ..sans doute un amoureux de ce style ...:) ce sont des univers qui j'aime tout particulièrement
      Pour le Land Art ...il faut que les matériaux se trouvent sur place , ils sont destinés quoi qu'il arrive a subir le temps qui passe sans main secourable afin de repartir à leur état premier ...c'est un Art ...éphémère :) une très belle philosophie de la vie ..
      Bon weekend Laure !
      Bises
      Sacha

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Tant d'espandimen de naturo pago largamen dou matrassant camin